De la Nuit à la Forêt : voyager avec le Boz
mai 21st, 2007Il est long le chemin qui mène de la “Nuit du Boz” à la “Forêt des âmes”. Comme une rivière sinueuse qui s’insinue à travers les ans, comme un sentier serpentant pendant 80 ans.
80 ans. Toute une vie. Presque un siècle. Un éclat d’éternité pour une étincelle d’humanité.
“La Nuit du Boz”, le 2 décembre 2006, c’était le signal de départ. La distribution des premiers questionnaires, les premières réponses à leurs 6 questions. Ces questionnaires même qui seront la sève de la “Forêt des âmes”, le point d’arrivée du périple, le 2 décembre 2086.
Entre les deux, le chemin serpentera. Le début est balisé : l’exposition “InQuest” à Ostende en août 2007, l’exposition “Messenger à Bruges, en 2008, la tenue de carnets de bord, un pèlerinage à Compostelle et, dans un deuxième temps, la création de la Fondation Friedler pour l’Art Contemporain (prévue pour 2009) et un Musée du Boz.
Ensuite c’est encore l’inconnu. Le parcours s’enfonce dans la jungle des possibles. “Terra incognita”, il n’est pas encore cartographié. Le projet s’articulera jusqu’au bout sur la colonne vertébrale qu’est la diffusion des questionnaires. Mais il devrait aussi s’étendre de ramifications en affluents, de bifurcations en confluents.
Car il y a bien des façons d’y participer. Répondre au questionnaire, est le premier geste. Le ticket d’entrée. Mais tout artiste, quels que soient sa provenance, son univers, ses moyens d’expressions, est invité à y greffer sa contribution.
L’oeuvre “Le Tour du Boz en 80 ans” est ainsi une invitation à la méditation et à l’imagination. Au-delà d’un simple bout de papier, il invite les participants à réfléchir, d’abord, le temps de quelques minutes, quelques heures, plus longtemps peut-être. Coucher sur papier leurs doutes et leurs secrets espoirs, leurs joies et leurs peines, leurs rêves et cauchemars. Imaginer ensuite cette forêt encore à l’état de fantasme ou de folie d’artiste s’élever et s’épanouir, Partager une vision commune et faire le voyage des ténèbres vers la lumière.
Frédéric
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