Be Art-Be Boz

mars 21st, 2007

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Le BE ART se définit comme une tentative à transcender le champ de l’art de sorte à le projeter dans le champ social. A l’inverse du POP ART qui rapatria des icônes populaires dans une enceinte privilégiée, le BE ART visera à investir des populations pour, de proche en proche, les transformer en un avatar de l’Artiste. Ici, la population comme telle, sera donc productrice d’œuvres, moyennant les individus qui la composent. En l’occurrence, il suffira d’en être pour le devenir ; selon cet axiome : qu’il y a en tout homme un artiste qui sommeille.

A cet effet, plusieurs stratégies seront déployées :

Une société commerciale conçue de bout en bout comme une performance esthétique (la Société du Boz).

Des Nuits du Boz échelonnées sur trois ans.

La première aura eu lieu à Bruxelles le 2/12/2006. Musique électronique, projections laser, inscriptions lumineuses sur les danseurs : cette nuit aura surtout servi de point de départ pour une autre aventure : « Le tour du Boz en 80 ans » (voir plus loin). Deux autres Nuits sont prévues : l’une à New York, fin 2008 ; l’autre à Venise, pour la Biennale de 2009.

En parallèle, trois œuvres auront été initiées. Elles seront conçues comme un art de « masse », créé par la masse, sur base d’un support minimal.

« Le Tour du Boz en 80 ans » qui pivotera autour d’un simple questionnaire. Débutée le 2/12/2006, par la diffusion dudit questionnaire à Bruxelles, l’œuvre s’achèvera le 2/12/2086. Il s’agit donc d’une Vanité, au sens classique du terme, qui sera pérennisée par une “Forêt des âmes”.

« Give up » s’édifiera autour d’un objet quelconque donné par quiconque. Basée sur l’association libre et le concept « d’objet transitionnel », cette œuvre sollicitera un imaginaire collectif. Conçue pour une durée de dix ans, son sens ultime tiendra de la Chimère.

« Le clochard céleste » recueillera des esquisses, parfois réduites au minimum (un trait, un alignement de points, le tracé malhabile d’une courbe…). Cette œuvre sera conçue comme une ascèse, vouée au désespoir de l’autre. A s’y confronter, on découvrira la cohérence intime du monde que nous nous efforçons d’inventer. Son point focal sera toujours le même : produire un supplément d’âme là où seule règne la souffrance.

Julien Friedler

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